Collage d’extraits du spectacle, sur le tempo de la scène d’ouverture.
Et avec la vidéo, ça se passe ici.


Avec les voix de Morgan Touzé, David Kleinman, Alfred Tomosi, Enora Le Voyer, Virginie Sabis et Andréa. Musique de Christophe Ruetsch.

L’Examen Moyak porte le nom de son inventeur, Ernest Moyak, ingénieur franco-turkmène né en 1979 à Dashoguz.
L’invention de Moyak permet de matérialiser l’âme humaine dans la sphère sonore au moyen d’un procédé de transfusion cognitive à base de son binaural. Ce qui signifie que l’âme s’extrait de la personne pour s’incarner, si l’on peut dire, dans un fantôme sonore palpable, doté d’une certaine liberté de ton en général.

L’Examen Moyak devient célèbre fin 2017 lorsqu’il est déployé en masse dans les tests automatiques d’embauche, en pleine disparition de l’emploi.
Avisée, l’Agence du Verbe a négocié une licence d’exploitation du procédé et l’applique en 2016 à un chômeur volontaire : l’inspection de son âme en direct et en public peut lui permettre de gagner un travail.
L’émission est francophone et se présente sous la forme d’une simple séance de spectacle vivant (catégorie « théâtre sonore »). Chaque spectateur a un casque et participe au jury de l’émission. Ce soir-là, le job miraculeux est offert par une ONG de management environnemental post-industriel, Nouvelle Agence Coloniale.

Auparavant, l’Agence du Verbe a organisé, courant 2015, des séances de prises de son binaurales en public, de façon, précisément, à capter des ambiances de public. Ces captations doivent permettre de manipuler le public réel des séances de l’émission-spectacle (en 2016 donc).

Les dates des prises de son publiques seront communiquées sous peu. Ces opérations sont intéressantes : elles transposent au théâtre le concept de « première partie », que l’on connaît pour les concerts de rock, et servent également de publicité vivante à l’émission.
Une animatrice s’adresse dix minutes au public pour lui soutirer les réactions préécrites dans le scénario du spectacle.

Par ailleurs, nous devons signaler que le robot-araignée va bien désormais et qu’elle parle. Il faut dire « elle ».
Après réflexion, elle a dit qu’il fallait dire « elle », et l’appeler « Andrea ».
Nous transmettons.